Mohamed Cherif Selatnia (Directeur Général de l’ONAT) : «Nos produits permettent de découvrir le pays» - Tourisme et Voyages
mardi , 19 novembre 2019
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Mohamed Cherif Selatnia (Directeur Général de l’ONAT) : «Nos produits permettent de découvrir le pays»

Riche de son capital expérience dans le domaine des voyages qu’elle exerce depuis plus de 30 ans, l’ONAT s’est forgé une réputation au niveau national et même international comme étant un Tour-Operator incontournable et leader dans le marché des séjours et circuits touristiques en Algérie. Mohamed Cherif Selatnia, directeur Général de l’ONAT, a bien voulu répondre à nos questions franchement et sans détour.

 L’ONAT est en pleine transformation. Le touriste est de plus en plus exigeant et veut vivre une expérience plutôt qu’un simple déplacement. Un projet de développement est en chantier. Peut-on en savoir plus sur ce sujet ?

Notre stratégie commerciale vise à toucher le plus grand nombre possible de citoyens algériens en proposant différents produits. L’ONAT a plus de 50 produits touristiques élaborés à découvrir dans nos brochures et dépliants. En plus, nous avons un site web performant (www.onat.dz) qui représente différents produits de l’entreprise et ambitionne de réveiller l’instinct du voyage. L’ONAT a une stratégie qui se résume en trois points. D’abord, nous avons insisté sur la formation du personnel. C’est très important de valoriser la ressource humaine pour répondre à une demande en constante évolution mais qui est aussi de plus en plus exigeante. Nous avons également procédé à la rénovation de notre réseau d’agences avec un objectif essentiel : le client quand il rentre dans une de nos agences doit se sentir «déjà en voyage». L’accueil n’est pas un élément de prestige ou un luxe. Le transport est aussi important car la plupart de nos produits sont des produits touristiques qui nécessitent le déplacement par voie terrestre (Le Sud, la cote, circuits culturels ou cultuels). On veut que le client algérien soit bien pris en charge. L’ONAT  s’invertit dans des produits touristiques (structures d’accueil), elle s’érige en tour opérateur national, nous avons notre réseau de distribution, notre flotte de transport. Nous avons jugé utile de créer des structures d’accueil propres surtout dans des zones touristiques par excellence  comme Djanet, Timimoun et Taghit. Dans ce cadre, nous avons un projet de 850 bungalows qu’on doit réaliser par étapes. Nous allons réaliser une trentaine de bungalows avec restaurant et piscine. On passe ensuite à la deuxième phase : nous avons un projet de 300 lits à Taghit (en construction). Ils seront finis à partir du deuxième semestre 2018. Nous allons procéder en outre à la rénovation de notre auberge de Djanet, une région très demandée par notre clientèle où les structures d’accueil manquent énormément.  Il s’agit d’une quarantaine de lits (une vingtaine de chambres) complétement rénové avec salle de restauration et vue panoramique. Le but reste l’amélioration des prestations.

La saison saharienne 2017 a commencé. Quelles sont les tendances ?

Pour la saison saharienne 2017, nous avons établi des produits diversifiés et riches qui s’adressent à différentes franges de la population. Il y a le tourisme d’aventure pour les jeunes (Tamanrasset et Djanet) qui nécessite une certaine force et un dynamisme et des séjours dans les oasis Sud-Est et Sud-Ouest (Biskra, El-Oued, Ghardaïa, Ain Sefra et Taghit).  Il est prévu pour les week-ends des sorties aérées pour les enfants scolarisés et au profit du 3e âge orientées vers les cures thermales. Les sources thermales font partie des traditions algériennes.

Tous ces produits ont une finalité : aller à la découverte du pays.

La saison estivale a-t-elle réussie ?

Lors de la saison estivale, nous avons opté pour une formule qui a donné de bons résultats et qui a été lancée en 2013 : la location des bungalows et des villas en bord de mer. Chaque année, la demande augmente surtout par rapport à la famille. Les prix sont compétitifs et abordable pour la bourse moyenne si on compare avec les complexes touristiques : nous avons réservé plus de 300 villas équipées cette année. La location par jour et par famille varie entre 5000 DA et 10 000 DA pour un séjour de 10 jours.

Le Sud est-il porteur ?

Le tourisme saharien commence à intéresser davantage aussi bien les Algériens que les étrangers et nous avons constaté ces dernières années un engouement particulier pour le sud du pays, ce qui nous encourage à consentir plus d’efforts dans ce créneau. On a proposé le produit du tourisme d’aventure aux œuvres sociales, entreprises, familles et couples : ils reviennent ou ils envoient d’autres clients.

Qu’en est-il du tourisme réceptif ?

L’ONAT a des partenaires étrangers dans le cadre du réceptif.  Nous participons chaque année aux salons internationaux du tourisme avec des produits nouveaux. On collabore avec les compagnies aériennes pour avoir les meilleurs prix possible. Après Air Algérie, Aigle Azur a marché avec nous et on a établi une brochure qu’on a proposée au salon Top Resa (Paris). On a signé une convention avec un groupe de voyagistes français Ailleurs voyages qui a 65 agences à travers la France. On propose des formules week-end aux français et binationaux.

Le tourisme urbain a-t-il la cote en Algérie ?

Dans la convention signée, on a justement proposé des week-ends dans les grandes villes (Alger, Oran, Tlemcen, Constantine). Le client arrive et il est pris en charge dès l’aéroport et loge dans un hôtel urbain (hôtel Soltane Alger, AZ,  Dar Diaf, Hôtel Adef/Oran, Timgad Oran). On propose ainsi des excursions sur des sites touristiques dans les villes. L’idée est simple : on leur propose de venir découvrir ou redécouvrir un lieu, d’y marcher, de s’y promener, et en fin de compte dans beaucoup de villes importantes, c’est de se mêler à la vie urbaine. Le tourisme permet de redécouvrir la ville, de donner de la valeur à des espaces et à des lieux et de faire émerger de nouvelles pratiques.

Propos recueillis par K.Derkouche

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