PIERRE-ALAIN BIGNALET (DG de IBIS ORAN et TLEMCEN « Le tourisme national pour relancer nos deux hôtels» – Tourisme et Voyages
lundi , 21 janvier 2019
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PIERRE-ALAIN BIGNALET (DG de IBIS ORAN et TLEMCEN « Le tourisme national pour relancer nos deux hôtels»

Après avoir travaillé au Mercure Alger Aéroport durant deux années, Pierre-Alain Bignalet, se lance dans un nouveau challenge à relever, celui des deux IBIS d’Oran et de Tlemcen dont il est le directeur général depuis 3 mois. Il nous en parle dans cet entretien.  

Vous avez l’ambition de relancer les deux Ibis de l’Oranie. Quelle est la stratégie adoptée pour atteindre cet objectif ?

Le business en hôtellerie se compose de la partie corporate, des gens qui viennent travailler et ceux qui viennent pour le loisir. Sur Oran, nous avons une petite partie de tourisme de loisir, en revanche sur Tlemcen, il y a une grande partie de tourisme de loisir même si l’occupation n’est pas encore au niveau qu’on attend. Nous voulons développer ce créneau, c’est pour cela qu’on a organisé un voyage presse sur l’Oranie, qui a permis de visiter non seulement les hôtels mais aussi les environnements dans lequel se situe ses hôtels sur le plan culturel, architectural et gastronomique. Il y a des restaurants qui sont en dehors de nos hôtels qui ne sont pas nos concurrents mais des collaborateurs sur divers sites, l’expérience client va être multiple et ils viendront dormir dans nos hôtels. On essaie de créer une sorte de tourisme de loisir à travers des packagings qui combine Oran et Tlemcen. On travaille en partenariat avec des agences de voyages et de tourisme qui font du réceptif en particulier les week-ends et pendant les vacances  et durant la semaine, on pourra inclure des groupes de travail qui veulent faire par exemple des cohésions d’équipes. On peut se situer sur une partie business mais qui reste quand même sur du loisir. Actuellement, nous avons des promotions pour les vacances d’hiver : 3 nuitées pour le prix de 2 nuitées avec 20 % de réduction sur la restauration du 22 décembre au 7 janvier 2018.

L’offre de restauration va-t-elle permettre de vivre une expérience culinaire unique d’autant plus qu’elle peut constituer un intéressant relais de croissance ?

Concernant la restauration, nous sommes en train de changer le petit-déjeuner avec le concept « comme au marché » avec des décorations de caisses en bois, des croissants de la taille de ceux qu’on mange quand on va faire le marché et des produits frais et de bonne qualité. Nous allons revoir la carte pour le déjeuner et diner avec un concept qui correspond à Ibis en Europe «pasta and grill» l’idée est de permettre au client de choisir entre 4 viandes et 4 poissons grillés avec la sauce qui lui convient et de la garniture. Nous voulons cuisiner moins français tarabiscoté qu’avant et faire une sélection de bons produits qu’on peut trouver en Algérie.

Il y a de plus en plus d’hôtels et la concurrence va s’accentuer. Comment analysez-vous cette nouvelle situation ?

Sur Tlemcen, c’est assez fixe pour l’instant, en revanche sur Oran, çà se développe beaucoup avec la présence de chaînes internationales ces dernières années avec des produits très proches des nôtres et ce qui se développe actuellement, ce sont plutôt des investisseurs avec des hôtels particuliers et un nombre de chambres qui commence à être assez conséquent parfois. C’est quelque chose de très stimulant, les monopoles n’amènent jamais l’amélioration de la qualité. La concurrence qui s’accentue fait ressortir en général le meilleur de chaque hôtelier et ils se battront pour une meilleure qualité au profit des clients.

De plus en plus, vous sortez du simple rôle d’hôtelier et mettez en exergue les attraits touristiques des régions. Comment vous appréciez les potentialités ?

Sur le plan national, il y a un énorme potentiel. Le réceptif n’est pas encore assez développé. Si on arrive à proposer de bons packages avec une bonne qualité, on pourra le vendre sur l’international surtout en direction d’une clientèle dite binationale et ensuite à une clientèle qui ne connait pas l’Algérie. C’est un pays attractif avec un potentiel énorme.

La mutation digitale de groupe AccorHôtel prend forme. Quelle est la valeur ajoutée attendue ?

Le check in on line, le client le fait en état connecté et avant d’arriver à l’hôtel. Si le client donne tous les infos, on remplit la fiche de police pour lui. On lui évite la paperasse et on s’occupe de le recevoir. Le réceptionniste devient un agent d’accueil.

Nous avons aussi un programme de fidélité (le club Accor) avec plusieurs statues de cartes. C’est un programme complet avec de nombreux avantage : le cumul de points permet d’avoir des séjours. Les hommes d’affaires qui gagnent des points pendant leur travail les dépensent pendant leurs vacances.

 

 

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