Les samedis de la Casbah – Tourisme et Voyages
lundi , 10 décembre 2018
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Les samedis de la Casbah

« On dit qu’Alger était dans la Casbah », cette forteresse qui a tant fait parler d’elle  ne se résume pas en un quartier historique d’Alger, ou  au  célèbre  film « la bataille d’Alger »  Non, son histoire va bien au-delà.

Par Hicham Daou

L’histoire de la Casbah remonte a la haute antiquité, sa mémoire, son architectures, les traditions ancestrales de ses habitants ont fait d’elle un centre d’appel touristique mais aussi culturel

On l’appelle la « casbah »…cette vieille ville existe depuis plus de deux milles ans, plusieurs légendes tournent autour de son histoire, d’après les récits cette ville fut découverte par les vingt compagnons d’Hercule, devenue un comptoir Phénicien elle est  baptisée « Icossim » ce qui  signifie l’ile aux mouettes, plus tard  les romains garderont la même appellation et la nomme « Icosium ».

El Djazair ,a été fondé sur les ruines romaines d’Icosium par le prince « Bologhine fils de Ziri fils de Menad Esenhadji » en l’an 960, elle s’étendait sur une superficie de soixante hectares avec des remparts dont l’accès se faisait par cinq portes en référence, dit-on, aux  piliers de l’Islam : la porte de Bab El Oued (la porte du ruisseau ) qui se trouvait a l’ouest de la cité, la porte de Bab Azzoun (la porte de l’est), la porte de Bab El Bhar (la porte de la mer ou des marins), la porte de Bab E’Dzira (la porte de l’ilot).

Une cité Médiévale …

La ville va jouer un rôle important durant le règne des Zirides, plus tard durant la période Ottomane la cité médiévale va devenir une puissance navale qui lui vaudra une réputation internationale.

On dit : qu’ « Alger était dans la Casbah », cette forteresse qui a tant fait parler d’elle ne se résume pas en un célèbre quartier historique, durant la guerre de libération le contrôle de la casbah était un enjeux majeur aussi bien  pour les Moudjahidines que pour les français, pour la plupart des algériens le film « la bataille d’Alger » reste l’une des meilleures représentations de la cité durant  cette période charnelle de histoire  de l’Algérie moderne.

…Avec une  tradition ancestrale

Après l’indépendance, la casbah va connaitre un important exode de population, des familles  vont occuper et endommager  les différents palais et habitations de la cité. La décennie noire qu’a connue l’Algérie va accentuer le malheur de la médina.

Le passé rayonnant de la Casbah d’Alger, son architecture millénaire et les traditions ancestrales de ses habitants  ont fait d’elle un centre d’appel touristique mais aussi culturel incontournable, beaucoup contribuent à cet engouement que connait la médina, des habitants qui veulent protéger leur cité, des passionnés d’histoire, de culture, des guides qui ,enfin, proposent la casbah et ses remparts comme circuit touristique a des étranges mais surtout a des nationaux curieux de connaitre l’histoire millénaire de leur cité.

Un lieu très convoité par les touristes

Une attraction touristique extraordinaire a pris de l’ampleur ces dernières années dans la vieille Médina d’el Djazair des Banou Mezghena qui semble encore résister à l’oubli  et cela grâce à des guides touristiques qui ont pris l’initiative d’organiser des visites guidées au profit des touristes nationaux et internationaux.

Il devient difficile aujourd’hui  de se frayer un chemin entre les différents  groupes de touristes de toutes les nationalités qui arpentent   les ruelles étroites de la forteresse, les samedis de la Casbah sont incontournables, les guides sont nombreux, des femmes, des hommes, des habitants de la casbah elle-même, L’anglais,  le français, l’espagnole, l’allemand, l’italien, l’arabe, sont autant de langues qui raisonnent dans cette médina rappelant l’époque ou « El Djaizair » était répartie en quartiers ethnologiques ou cohabitaient chrétiens, juifs, musulmans,  réfugiés d’Espagne, italiens, français, albanais, hollandais…

Une nouvelle vie

Le nouveau souffle apporté par le flux de touristes pousse les artisans à revenir dans la cité, de petits restaurants ici et là, des cafés,  des maisons d’hôtes ouvrent leurs portes mais cela reste insuffisant, en effet toute cette effervescence a besoin, aujourd’hui plus que jamais, d’une bonne gestion et d’une exploitation réfléchie des richesses de cette cité classée patrimoine mondiale de l’Unesco.

La Medina doit garder sont aspect architectural typique, les guides doivent être répertorié, « on ne peut jouer avec l’histoire », Alger la blanche doit le rester, la propreté et le respect sont les maitres mots de la Medina.

Le flux important de touriste doit être géré lui aussi, le besoin de nouvelles terrasses, de cafés, de restaurants, et de toilettes surtout est une priorité.

El Djazair porte bien son nom, el mahroussa, la bien gardée, son histoire tumultueuse oscillant entre gloire et décadence ne l’a jamais détruite, aujourd’hui elle renait, elle est toujours belle, mystérieuse, ensorcelante, envoutante, époustouflante. Elle vous invite à venir la visiter  ….peut être en votre samedi à la casbah d’Alger.

 

 

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