Tlemcen, la perle du Maghreb - Tourisme et Voyages
jeudi , 23 mai 2019
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Tlemcen, la perle du Maghreb

Tlemcen, cité plus que millénaire est une ville qui suscite toujours un intérêt certain. Elle se dévoile par petites touches successives sans livrer entièrement ses secrets.  Elle a été connue sous divers noms : Pomaria, Agadir, Tagrart et enfin Tlemcen.

A chaque visite, la cité se pare de ses plus beaux atours pour accueillir ses hôtes. Le tourisme a une belle carte à jouer. Les guides nous donnent encore plus envie d’aimer cette destination. Son architecture et ses monuments témoignent d’un passé glorieux, abondant mais mouvementé. Situées à 10 kilomètres à l’Est de la ville de Tlemcen dans la commune d’Ain Fezza, les grottes de Beni Add qui datent d’environ 65 000 ans se font remarquer par leurs charmes et leurs beautés légendaires. Elles ont été rouvertes en juillet 2006, après leurs fermetures durant une décennie.
Cette grotte garde des températures très fraîches tout au long de l’année. Leurs profondeurs est de 57 mètres et révèlent des trésors et des architectures admirables. Il y a des vues envoûtantes de stalagmites et de stalactites. Un site unique ! A voir et à revoir sans modération. Un endroit féerique que la nature a façonné admirablement à travers les âges. Mais l’extérieur de la grotte mérite un peu plus d’aménagements et d’équipements. Les jeux de lumières installés donnent une mise en scène idyllique. Ce site a été également un haut lieu de notre histoire de libération nationale. Il est resté pendant de longue année un point stratégique de liaison vers le Maroc. Mais l’armée coloniale Française à fait le boulot habituel de destructeur pour le rendre inutilisable par un dynamitage à grand échelle. La visite des grottes de Beni Add est un moment magique, un moment envoûtant qui frôle l’intemporel. C’est une importante cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen, comportant une galerie et plusieurs salles bien aménagées et bien éclairées. On nous dit que c’est la deuxième plus importante grotte dans le monde mais elle mérite d’être davantage mise en valeur dans les brochures et autres circuits touristiques.

Aux cascades d’El-Ourit

Autre curiosité : des cascades d’El-Ourit. Elles se trouvent  à 7 km à l’est de la ville de Tlemcen, situées dans une zone montagneuse, entouré  par des  forêts de pins. Elles se trouvent sur la route nationale n°7 reliant Tlemcen à Sidi Bel Abbès en passant par Ain Fezza. On y compte sept étages de différentes tailles. Les eaux des cascades sont issues du barrage d’El-Meffrouch qui est destiné essentiellement à l’alimentation en eau potable des populations du grand Tlemcen. Elles proviennent de la fonte des neiges des monts de Tirni. Elles sont limpides et douces. Les cascades d’El Ourit abritent un pont de voie ferrée qui a été conçu par Gustave Eiffel au XIXe siècle, perché à 1208 m d’altitude, il permet aux trains de la ville de Sidi Bel Abbès de rejoindre la ville de Tlemcen. Il est visible de la route qui passe à El Ourit. La croyance populaire voudrait que «tout nouvel arrivant à Tlemcen y fasse un tour afin de profiter des milliers de propriétés prêtées à l’eau qui défile sur les cascades». Durant les chaudes journées de l’été, beaucoup de baigneurs s’y aventurent. Les taxis font la navette toute la journée. C’est un havre de paix et de quiétude à visiter absolument. «Considérée comme l’une des plus importantes régions touristiques en Algérie, en raison de ses sites naturels, de son patrimoine archéologique et historique et de son parc naturel, la wilaya de Tlemcen jouit d’atouts considérables qui font d’elle un pôle touristique incontournable pour les touristes et les spécialistes dans le secteur», affirme-t-on du côté de la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Tlemcen. La wilaya est parmi les régions qui feront partie de la nouvelle destination de l’Algérie.

Sur les traces de Sidi Boumediene

Dans une déclaration à la presse, en marge d’une récente visite de travail, le ministre du tourisme et de l’artisanat Abdelkader Benmessaoud a affirmé que «Cette wilaya a acquis une grande dimension grâce à ses réalisations, dont la récente ouverture, au début de la saison estivale, de 7 hôtels en plus de ses monuments et sites archéologiques, historiques et religieux qui reflètent la profondeur historique de l’Algérie»  Le ministre a insisté sur la nécessité d’impliquer les agences de tourisme dans la stratégie de réhabilitation du tourisme, à travers l’initiative et la mise en place d’un programme d’attrait des touristes dans le cadre de la promotion du tourisme national. Le mausolée et la mosquée de Sidi Boumediene attirent de nombreuses foules durant toute l’année. C’est ici au lieudit El-Eubbad, sur les hauteurs de Tlemcen, où il déclare à ses compagnons : «Ce lieu est propice pour y dormir en paix de l’éternel sommeil !». Ses derniers mots ici furent : «Dieu est la vérité suprême. Allah Oua El Hak». Un message d’une grande portée spirituelle. La mosquée a été construite en 1328 par Abou El-Hassan, sultan mérinide de Fès. On y accède par une dizaine de marches. Au-delà de la cour carrée dont le centre est marqué par une vasque pour les ablutions, la salle de prière est constituée de cinq nefs. Après l’entrée du sanctuaire, une porte sur la gauche et un étroit escalier descend au tombeau de Sidi Boumediene. A droite de l’escalier, un petit cimetière abrite les tombes de notables de la ville. A l’intérieur de la koubba, surmontée d’une coupole richement décorée, deux tombeaux sont baignés par une douce lumière dispensée par d’étroites fenêtres ornées de carreaux colorés : celui de droite est celui du saint, celui de gauche celui d’un savant, Sidi Abdelslam Ettounsi.

Sur le plateau de Lala Setti, la vue sur la ville est tout simplement imprenable. C’est un endroit propice au repos et au dépaysement. Situé à une altitude de 600 mètres de la ville de Tlemcen dans un milieu forestier touristique pittoresque, il est devenu la destination préférée des familles tlemceniennes et des visiteurs. Outre le téléphérique, les autres moyens de transport sont disponibles dans toutes les parties de la ville de Tlemcen pour permettre aux visiteurs de se rendre à cette destination de villégiature.

Le Méchouar, ce lieu hautement symbolique…

On ne peut visiter Tlemcen sans aller faire une halte au Méchouar, ce lieu hautement symbolique de l’histoire du Maghreb central, qui est un lieu à forte charge mémorielle qui, par ses hautes murailles, se dresse toujours au cœur de la vieille cité impériale des Zianides, Tlemcen. Il signifie littéralement «le Lieu de Mouchawara», soit «conseils consultatifs». Un voyage dans le temps dans un endroit mystérieux. Il n’en subsiste aujourd’hui qu’une enceinte de hautes et imposantes murailles et un minaret qui constituent un agréable morceau d’histoire et d’architecture. Il y a aussi les ruines de Mansourah. Elles s’étendent sur une superficie de 101 hectares avec un mur d’enceinte en forme de trapèze de 4095 mètres de périmètre dont les murailles comportent 80 tours et 4 portes ouvertes aux 4 points cardinaux.
Il ne reste plus de cette belle ville, dont la durée de vie aura été brève, que les vestiges des remparts qui constituaient par le passé l’enceinte de la ville, et de la mosquée, que le minaret. D’une prestigieuse sculpture, le minaret de forme rectangulaire avec 10 mètres de large et 9,5 mètres de profondeur, s’apparente à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat.

D’une quarantaine de mètres de hauteur, il comporte une porte monumentale en forme d’arcade de 2,5 mètres d’ouverture qui repose sur deux colonnes d’onyx. A Tlemcen, le tourisme nous ouvre les portes de l’histoire à chaque coin de rue. Cette région du pays est idéale pour un long séjour de vacances mais aussi pour une escapade, le temps d’un week-end.

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