Oran : La Radieuse rayonne de mille feux - Tourisme et Voyages
mardi , 23 juillet 2019
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Oran : La Radieuse rayonne de mille feux

Oran est incontestablement un joyau de la Méditerranée où il fait bon vivre et bon flâner. Le visiteur peut profiter de ses immenses potentialités touristiques pour aller vers la grande évasion. 

La capacité d’accueil du parc hôtelier est estimée jusque-là à 13.000 lits disponibles pour 168 hôtels exploités. Une ville réputée comme étant un pôle touristique par excellence qui contribuera dans la création de la richesse, d’où l’intérêt particulier accordé par le ministère du Tourisme à ce volet, en tentant de tirer profit au maximum de l’organisation des jeux méditerranéen à “El-Bahia” dans trois années, pour donner une autre dimension au tourisme dans cette région qui aspire à devenir un modèle en Algérie en la matière. La balade dans le centre-ville d’Oran propose de multiples curiosités, à commencer par la découverte d’un patrimoine historique remarquable. Les souks permettent de faire quelques emplettes colorées. La balade sur le front de mer est indispensable : ce dernier fut aménagé sur le modèle de la balade des Anglais de Nice !

Métropole vivante, Oran est un savant mélange d’influences architecturales

Véritable balcon sur la mer et, au premier plan, le port dont on ne se lasse pas d’observer le mouvement, le front de mer est un très agréable lieu de flânerie familiale jusque tard durant les nuits d’été.
Le Fort de Santa Cruz a été construit entre 1577 et 1604 dans la ville d’Oran par les espagnols. Ce fort a été le lieux de combats opposant Ottomans et Maures vassaux aux Espagnols et tribus arabes alliées.  C’est devenu depuis des années une escale obligatoire pour les visiteurs. La route qui y mène est agréable. Vous avez tout à coup l’impression de faire une escapade à la campagne. Santa-Cruz est posée sur la crête du massif de l’Aïdour. Autant dire que la vue est époustouflante. À l’est, vous plongez sur Oran. À l’ouest, vous donnez sur la baie de Mers el-Kébir, le grand port militaire.

Sidi El Houari était un saint musulman qui a donné son nom au plus ancien quartier de la ville. Lieu de mémoire, c’est aussi un quartier chargé d’histoire. Il résiste comme il peut à la marche du temps. Il est aussi la mémoire mêlée de gens qui se sont aimés ou croisés et livre chacun de ses secrets avec parcimonie. Nourris de souvenirs d’enfance, certains visiteurs s’abandonnent à une douce nostalgie, parfois sur les décombres d’un monde disparu.

Si le parc hôtelier s’étoffe de jour en jour, il y a une tache noire : un patrimoine qui tombe en ruine. Si le site de Santa-Cruz est en pleine rénovation, le Palais du bey, construit à l’intérieur du Château neuf par le bey Mohamed El Kébir Ben Ottman en 1792, est dans un état lamentable, ainsi que le quartier Sidi El Houari. Ce quartier est considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations, il recèle un héritage culturel légué par ces diverses occupations qu’a connues la ville (arabe, espagnole, ottomane, française). Il est chargé d’histoire et a acquis une valeur symbolique. Il sert de support à la mémoire collective et de repère par rapport au passé. La valorisation de ce patrimoine contribuera à une meilleure attractivité de cette ville et augmentera la fréquentation touristique.

L’histoire s’écrit depuis des siècles

La place du 1er Novembre 1954 (ex-place d’Armes) est considéré comme le cœur historique de la ville d’Oran, elle est à la croisée des chemins de plusieurs routes que vous veniez du port, du front de mer et du centre-ville. En son centre, on trouve un obélisque à l’effigie de l’émir Abdelkader, surmontée par une sculpture nommée « La Gloire » du sculpteur français Aimé-Jules Dalou. Très belle place avec un Hôtel de ville majestueux et un théâtre magnifique, rehaussée par une belle station de tramway.

La gare d’Oran est site historique magnifique, en visitant ou en passant par cette gare, vous serez impressionné par sa belle architecture. À voir absolument si vous passez par Oran. La gare d’Oran figure parmi les Monuments historiques des plus prestigieux de la ville .Son inauguration en 1913 rentrait dans le cadre Coloniale de l’aménagement du territoire pour, non seulement relier les villes portuaires , mais aussi celles de l’intérieur. Son architecture hispano mauresque lui donne l’aspect d’une mosquée ; mais le minaret avec l’horloge montre que c’est une gare ferroviaire.

Oran, c’est aussi l’histoire de plusieurs portes

Porte de Tlemcen. On l’appelle la porte de Tlemcen car elle indique le chemin vers Tlemcen. Elle a été construite en 1605, pour donner accès à la Casbah et à la porte d’Espagne.

Porte du Santon (Sidi-El-Houari, rue du Petit-Santon), construite en 1745, servait à barrer le chemin de la Marine.

Porte de Canastel (Sidi-el-Houari, place Kleber). On l’appelle la porte du Soleil (del Sol), ou encore la porte de l’Est. On peut accéder à la porte par la place Kléber (actuellement Place Boudali-Hasni), quartier de Sidi-El-Houari. La porte a été reconstruite à cause de son mauvais état de 1734 à 1738, époque de la deuxième période espagnole. Porte d’Espagne. La Porte d’Espagne a été construite à l’intérieur de la Casbah. La porte d’Espagne (Sidi-El-Houari, rue des frères Dahi), ornée d’un bel écusson, malheureusement abîmé, a été réalisée en 1589 par Don Pedro de Padilla.

Le plaisir des yeux et des papilles

Le Cintra est la mythique brasserie oranaise à ne pas rater. Ce restaurant fut longtemps fréquenté par le célèbre écrivain français Albert Camus, mais aussi par l’architecte Fernand Pouillon et beaucoup d’autres intellectuels. Situé dans le célèbre boulevard de la Soummam, à quelques encablures du Front de mer et de la Méditerranée, il a été ouvert le 24 Février 2014 après une rénovation totale et il est devenu propriété de la chaîne hôtelière Eden. Atriche Mohamed  est dans le secteur de l’hôtellerie depuis 1989 et a exercé dans des hôtels 5 étoiles à Alger (Sofitel, Mercure, Hilton) et en Tunisie ou il a passé 5 années à Hammamet. Pour lui, la gastronomie est un art. Il ne s’agit pas de manger ou de se nourrir mais de déguster et d’apprécier. Il nous affirme : «Nous avons une clientèle composée d’hommes d’affaires, de familles d’Oran, de Tlemcen et des villes voisines, c’est un lieu incontournable pour les ambassadeurs qui viennent en visite de travail à Oran et des particuliers».

Les Andalouses comme appendice

Il y a aussi  le complexe et la plage les Andalouses. La plage doit son nom aux réfugiés qui y ont accosté lors de la fuite d’Espagne. Le sable est doux, l’eau à température idéale et le parfum des embruns se mêle à celui des pins. Un nouveau centre de thalassothérapie et de bien-être vient de voir le jour. Il a profité d’une conjoncture favorable qui met l’accent dur le capital santé mais aussi pour être en phase avec les attentes des touristes. Avec la tendance au fractionnement des congés et la multiplication des courtes escapades, les vacances se font plus compactes.  Désormais, on part plus souvent, mais beaucoup moins longtemps. Finies les vacances de 3 ou 4 semaines consécutives des années 70 ou 80 pour cause de fermeture d’entreprise. Désormais la plupart des entreprises, y compris les industries, ne ferment plus pendant l’été. Les vacances de quelques jours se multiplient, en particulier les week-ends Thalasso.

Un pôle économique et industriel

Oran reste une ville en pleine métamorphose. Elle constitue même un important pôle économique et industriel. L’hôtellerie a connu un boom extraordinaire. Après le Sheraton Oran Hotel & Towers, le groupe Starwood a conquis le marché du haut de gamme avec le Méridien Oran Hotel & Convention Centre. Cet hôtel marque l’engagement du groupe Starwood à s’implanter à Oran et sur le marché algérien en général.  Situé au cœur de la ville, le Royal Hotel occupe, depuis 1920, une place privilégiée ; sa réhabilitation complète a fait renaître ce palace dans son architecture originale.

Oran ne laisse pas indifférent : On peut errer, traîner, rêvasser dans ces quartier en dehors du temps. On a adoré l’atmosphère et l’architecture…

Une ville à visiter durant la saison estivale mais aussi durant les vacances de fin d’année ou de printemps.

 

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