J’ai visité pour Vous #4 : TURQUIE, voyage au pays du Bosphore - Tourisme et Voyages
mardi , 23 juillet 2019
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J’ai visité pour Vous #4 : TURQUIE, voyage au pays du Bosphore

Situé au point d’intersection des trois continents, l’Europe, l’Asie et l’Afrique. La Turquie jouit d’un grand centre d’intérêt pour les visiteurs du monde entier. En 2018, ils sont près de 40 millions de touristes étrangers  à visiter un pays qui savoure fièrement un mélange de cultures et civilisations qui s’y sont succédé: perse, grecque, romaine, byzantine, Musulmane, ou ottomane. Il jouit de plages de sable fin, de mer turquoise au sud, d’un riche patrimoine architectural  hérité de l’empire ottoman, de belles mosquées, et de très beaux vestiges grecs et romains. Retour sur ce merveilleux voyage initié par la rédaction de tourisme et voyages avec la précieuse collaboration des services  de l’ambassade de Turquie en Algérie.   

De la bouillonnante Istanbul à la rayonnante Antalya,  Du Bosphore à l’Anatolie, de la Lycie à la Méditerranée, La Turquie traverse les continents et les civilisations et offre une diversité de paysages, de cultures et de traditions.

La Turquie est envoûtante  et étonnante, c’est un grand  centre d’Intérêt pour les 40 millions de touristes qui visitent ce pays, chaque année,  pour se mêler des influences européennes et orientales.  Visiter la Turquie, c’est visiter un pays occidental pour découvrir l’Orient, ou l’inverse avec un pays géographiquement Asiatique aux cultures européennes.  La Turquie est à cheval  entre deux continents, elle est , aussi, au centre de nombreuses civilisations, celles des Grecs, Romains, Byzantins, Ottomans et Musulmans …, tous ont participé à la richesse d’un patrimoine unique dans le monde, celui d’une Turquie Moderne, ou on trouve les beaux vestiges grecs et romains, la belle architecture de l’empire ottoman et ses riches mosquées.

Dès mon  arrivée à l’aéroport international Atatürk, J’ai vite compris que ce pays a fait du tourisme un de ses axes de développement. L’endroit brouille de passagers, c’est un véritable Hub, ou on assiste à un décollage ou un atterrissage toutes les minutes, le temps que j’ai passé, presque une heure, pour les formalités douanières  témoigne de l’affluence touristique dans ce pays qui ne connait pas de basse saison. Mais, ce n’est rien par rapport au trafic routier qui m’attendait à la sortie.  Mon  guide m’explique que mon arrivée à Istanbul coïncide avec l’heure de pointe (17h00) mais aussi un vendredi, jour où tout le monde prépare son week-end, d’où la grande circulation. J’ai fait presque deux heures pour arriver à mon hôtel situé au quartier de Laleli.

Mosquées et monuments, le charme du sultan Ahmet

Le temps du check-in, et vite je me plonge dans l’ambiance folle d’une ville cosmopolite, la veille d’un week-end,  je la découvre à pied à travers les petites ruelles qui ne m’ont pas laissé indifférents avec les odeurs et senteurs des restaurants traditionnelles. Après avoir longé le quartier Bayazit, ou se trouve le Grand bazar qui ferme ses portes à 18 heures ,  je me retrouve dans l’un des monuments les plus visité d’Istanbul, laMosquée bleue, dans le quartier Fatih Un endroit fascinant qui vous plonge  dans un monde féerique,  mon arrivée tardive (Après la prière d’El Ichaa ) m’a poussé à reporter ma visite à l’intérieur  au lendemain , mais l’esplanade est  fascinante avec le nombre d’Arbres qui l’entoure, la verdure, le jet d’eau  et aussi cette animation créée par les vendeurs de Maïs ou le pain local (Semit). Vous ne pouvez pas poursuivre votre chemin sans s’arrêter un bon moment dans cette place d’autant que la basilique Sainte Sophie, avec ses mosaïques d’Or  vous fait face. J’apprendrai plus tard, que cette merveille datant du 6ème siècle a été transformée en mosquée lors de la prise de Constantinople au 15ème siècle et actuellement c’est un musée en plein rénovation.

La perle du Bosphore

Il faut dire qu’Istanbul relie l’Europe à l’Asie, elle est située à cheval sur le Bosphore, et profite d’une  situation géographique qui lui assure un développement économique important, et une animation touristique  à travers ses mosquées, ses nombreux palais, ses musées  et ses marchés.  Istanbul est la perle du Bosphore et j’ai eu l’occasion de le découvrir dès le 2eme jour de mon séjour quand je me suis offert une balade en bateau le long du Bosphore,  j’ai senti, en effet, que cet empire tirait sa puissance de sa position stratégique entre la Méditerranée et la mer Morte.  Preuve en est, les somptueux palais bâtis des deux côtés de la ville, jusqu’à l’immense pont du Bosphore. 

Tout  en sirotant un Sahlip,  un remède me dit-on thérapeutique contre les maux de gorge et  les maladies d’hiver que l’on sert bien chaud au bateau, je découvre des mosquées, la forteresse Rumelihisar, le musée de Sadberk Hanim, les jardins impériaux du palais royal de Yildiz, les demeures datant du 19ème siècle appartenant à l’élite ottomane, les palais des différents Sultan dont le fameux palais Dolmabahçe et d’autres sites aussi fascinants que spectaculaires. Bref une virée de plus de trois heures qui  rappelle au touriste que je suis, que cette ville, oh combien fascinante,  est différente des autres villes, et surtout  incontournable.

La bouillonnante ambiance d’eminönü 

La descente du bateau à Eminönü  me fait découvrir d’autres sensations,  le quartier   portuaire très animé, un véritable carrefour ou l’on croise les commerçants, les touristes, les habitants de la rive, notamment à midi avec ses bateaux restaurants accostés tout au long de la rive pour vous proposer un seul menu,  du poisson fraichement péché  en sandwich  accompagné d’un bol d’Ayran. Le menu est simple et bon. Juste en face, le bazar égyptien (Souk Misr) appelé bazar aux épices, on me dit que jadis, c’était le carrefour des marchands d’Orient du 17ème siècle. Aujourd’hui c’est plutôt une attraction d’Istanbul par ses étals de menthe de cardamone, de la cannelle, de fruits secs, de thé et d’autres épices qui vous captive par les odeurs.  Je me laisse facilement envouter par cette ambiance colorée au point  où je ne me rends pas compte que les petites ruelles et les commerces adjacents m’emmènent directement au Grand Bazar de Bayazit. Un véritable labyrinthe  ou on se perd entre les 4000 magazins et étalages de tapis, de tissus, de lampes et des bijoux. Un dépaysement total.

Topkapi, ou le souvenir des sultans

A Istanbul, chaque jour apporte ses sensations, et ses découvertes,  J’ai eu l’occasion de le vérifier le lendemain au moment de franchir la porte impériale du palais Topkapi qui abrite un musée d’art islamique important ainsi qu’un musée archéologique. Cette ancienne demeure des sultans Ottoman, transformé en musée, en 1924, par Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur  de la république Turque, est, elle-même une ville,  il faudrait consacrer plusieurs jours pour découvrir les collections et les trésors qu’il renferme  n’empêche  qu’il m’a fallu  une matinée pour visiter  les  jardins aux fleurs odorantes et aux dessins harmonieux. Les bassins et fontaines  les cours externes, mais aussi l’armurerie, le divan, la joaillerie, le trésor impérial, l’horlogerie, la salle d’audiences, et le harem impérial ou résidaient la mère du sultan, ses concubines, ses femmes, ses enfants et ses serviteurs.

L’après-midi, je me laisse entrainer dans la rive européenne, ou est érigé la tour génoise de Galata avec ses vieilles maisons, un peu plus loin le quartier Besiktas  puis l’historique place Taksim avec ses immeubles et commerces plus modernes, je tenais aussi à visiter la rive Asiatique en faisant la traversée en bateau, avant de faire une pause  dans le bouillonnant quartier d’Aksaray. Une grande ballade avant de revenir  me reposer à l’hôtel pour préparer mon second voyage, celui qui va me ramener vers un autre aspect du tourisme Turc,  vers Antalya, la station balnéaire du sud.

Antalya la riviera turque

Lorsque j’arrive à Antalya après un séjour à Istanbul, j’apprécie d’entrée le calme d’une ville Méditerranéenne, je remarque aussi la chaleur d’une population pleine d’attention et animé d’une grande hospitalité. Deux  caractéristiques qui m’ont poussé à surmonter la fatigue du voyage et partir dès mon arrivée, à la découverte de cette ville appelé aussi  « la riviera turque »

Mon hôtel est situé au centre-ville, un choix judicieux pour me permettre de découvrir  les multiples sites d’Antalya. D’ailleurs dès ma première sortie, mon guide, m’emmène vers l’ancienne habitation de Mustapha Kamel Atatürk, transformé en musée pour montrer à cette nouvelle génération, la vie, les habitudes, l’entourage, l’environnement et leur rappeler le quotidien de celui qui fut le fondateur de la  grande république.

Un look touristique pour le vieux port

Quelques centaines de mètres plus loin, c’est le quartier de la vieille ville qui m’accueille, un endroit féerique. Mon compagnon, Nadir, plein de gentillesse et de disponibilité,  m’explique que sur décision des autorités de la ville, ce quartier a été complètement  vidé de ces anciens habitants, puis rénové en espace touristique. On y trouve des salons de thé, des restaurants, des boutiques d’artisans, des artistes peintre, des tapissiers, mais aussi des pensionnats et des petits hôtels. Un vrai village touristique qui attire les visiteurs par sa diversité, ses couleurs  et ses petits sentiers, un endroit où il fait bon d’y rester. J’ai pris tout mon temps, et j’ai pris le soin de siroter un çay dans une petite terrasse, avant de me rendre dans un autre endroit aussi touristique que le premier. Il s’agit du quartier du Vieux-Port avec le minaret cannelé (Yivli Minaret) et la mosquée Alaaddin.  Quand on veut descendre au vieux port, ou se trouve d’agréables cafés-jardins et de restaurants musicaux, on passera forcement par le bazar le marché des souvenirs, et celui des senteurs çay.

L’incontournable aquarium

Avec cette randonné au centre-ville, j’ai compris pourquoi  Antalya  a enregistré la visite de 14 millions de touristes étrangers en 2018 et pourquoi elle est devenue la 3eme ville la plus visitée dans le monde après Paris et Londres. La chaleur méditerranéenne, le  climat  le sourire et l’accueil des habitants m’ont donné l’impression que je connaissais déjà cette ville alors que c’est ma première visite. Oui je me sentais en famille et j’ai aussi compris que la majorité des habitants vivaient du  tourisme à Antalya.

L’autre étape de ma visite pour cette 2eme journée, l’aquarium d’Antalya  où vivent des milliers d’espèces et des dizaines de milliers de créatures sous-marines. J’ai compris qu’il s’agit du deuxième plus grand aquarium d’Europe après l’Oceanográfico à Valence et qu’il possède une capacité de 7 millions de litres. Il se démarque aussi par le plus grand tunnel dans le monde à savoir 131 mètres de longueur et 3 mètres de largeur pour proposer plus de quarante expositions.  Je me suis laissé entrainer avec mon guide à l’intérieur en contemplant les espèces et les créatures jusqu’au fascinant pavillon des requins. On m’explique, qu’ils sont inoffensifs et que je pouvais vivre l’expérience de nager avec eux avec l’aide d’un guide et d’une combinaison de protection. Sincèrement, je n’étais pas prêt à le faire.

Une station paradisiaque

Le lendemain, je me suis entendu avec mon guide de longer la côte méditerranéenne et  visiter ce qui est devenu le nouveau paradis touristique d’Antalya, la  station balnéaire en plein essor  avec 1000 hôtels dont 400 classés cinq étoiles, des criques sauvages baignées par une eau cristalline, des plages paradisiaques, et  des cascades aussi grandes les unes que les autres, une nature à

Vous coupez le souffle, né du fait que la ville se trouve sur un plateau calcaire. Je suis resté perplexe devant ces grands hôtels. Plutôt ces complexes touristiques qui offrent aux clients toutes les commodités d’un séjour  agréable et calme. On peut rester tout une semaine sans avoir besoin de sortir de cet endroit. Tout y est,  plages, divertissements, shopping, bref un cadre familial que les concepteurs de ces projets proposent à leurs clients.  Ces complexes sont alignés tout au long de la cote, et présentent chacun un cadre et un style particulier.  Franchement j’ai compris pourquoi Antalya est devenue la 2eme  destination privilégiée des Algériens en Turquie. Antalya rime avec plages, soleil, sites naturels et la mer, le tout baigné  par un climat Méditerranéen. Antalya fait recette dans le monde du tourisme balnéaire, au point de devenir  une destination touristique très populaire.

De retour à Alger, j’ai eu l’impression d’avoir rendu visite  à un parent éloigné dont la trace a été perdu pendant une longue période et que j’étais ravi de retrouver de nouveau.  Comme le disait l’ambassadeur de Turquie en Algérie.  

D’ailleurs, j’ai déjà programmé de retourner bientôt  en famille, pour faire découvrir à mes proches, ce que j’ai senti durant ce merveilleux voyage dans un pays aux civilisations et traditionsdivers.

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