Airbus publie ses résultats annuels

Airbus a publié ses résultats financiers 2020. Le chiffre d’affaires consolidé a diminué pour atteindre 49,9 milliards d’euros (contre 70,5 milliards d’euros en 2019).

Cette chute est due à l’environnement de marché difficile qui affecte l’activité des avions commerciaux. En effet, les livraisons ont connu une chute de 34% par rapport à l’année précédente (566 avions commerciaux livrés contre 863 en 2019) « Les résultats de 2020 démontrent la résilience d’Airbus dans la crise la plus difficile à surmonter pour l’industrie aérospatiale. Je tiens à remercier nos équipes pour leurs grandes réalisations en 2020 et à souligner le soutien important de nos activités Hélicoptères, Défense et Espace. Je tiens également à remercier nos clients, fournisseurs et partenaires pour leur fidélité à Airbus », affirme, le CEO D’Airbus M.Guillaume Faury.

Le CEO D’Airbus M.Guillaume Faury.

« De nombreuses incertitudes subsistent pour notre industrie en 2021, alors que la pandémie continue d’avoir un impact sur les vies, les économies et les sociétés. Nous avons publié des lignes directrices afin d’assurer une certaine visibilité dans un environnement instable. À plus long terme, notre ambition est de mener le développement d’une industrie aérospatiale mondiale durable», a-t-il ajouté.      

Le constructeur a perdu plus d’un tiers de son activité d’aviation commerciale, et ses coûts continuent de dépasser largement ses revenus. Sur la base des dernières études de marché, il faudra attendre 2023 au mieux, voire 2025, pour voir le trafic aérien retrouver son niveau de 2019. La reprise devrait d’abord concerner les monocouloirs, la demande de gros-porteurs restant faible probablement plus longtemps en raison de la structure de ce segment de marché, et de l’impact durable de la crise sanitaire sur les voyages internationaux long-courriers. « L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise (…). Elle nous contraint à des décisions amères. Ces décisions sont malheureusement nécessaires pour protéger l’avenir de notre entreprise et de notre écosystème ».