Arezki Tahar (DG. ONAT) : «Proposer des produits mémorables »

Dans cet entretien, Arezki Tahar, directeur général de l’ONAT, nous développe la nouvelle vision de son entreprise et les challenges à relever dans un contexte très délicat et face à la forte concurrence des agences de voyages et de tourisme. Il est motivé pour cette mission.

L’ONAT est en pleine transformation dans un environnement très difficile et fortement concurrentiel. Peut-on savoir plus sur votre stratégie de développement ?

Le tourisme saharien qui débute du mois de Octobre jusqu’au 30 Avril 2020 nous permet de nous affirmer durant une période assez longue soit sept mois pour offrir des produits attractifs qui mettent en valeur les principaux sites touristiques du pays le Sahara qui dispose de ressources inestimables que nous pourrons offrir à nos visiteurs. A cet effet l’ONAT envisage de mettre en place un programme riche et varie qui reprend les principales régions du pays.

Le tourisme demeure par excellence une activité passionnante qui ne laisse personne indifférent, l’environnement économique peut constituer un frein à l’essor de cette activité qui est intimement lié au pouvoir d’achat du consommateur. La stratégie de l’ONAT pour maintenir le cap dans le développement de cette activité consiste à nous surpasser en mettant sur le marché des produits attractifs de par leurs qualités et en influant positivement sur le prix en mettant à leur disposition des produits abordables. Nous avons segmenté notre clientèle et nous voulons lui offrir des circuits mémorables à forte charge émotionnelle selon les envies de chacun. Ainsi, nous proposons des sorties pour les longs week-ends à Ghardaïa, Taghit-Benis Abbés-Béchar, Tamanrasset et Djanet. Durant les vacances scolaires, nous avons deux circuits phares : la Saoura et les Oasis.

La saison du tourisme saharien 2019 vient de commencer. Quelles sont les tendances ? Que propose l’ONAT aux touristes ? Quels sont les nouveautés par rapports aux précédentes saisons ?

Le tourisme national offre beaucoup de variétés, les différents produits touristiques peuvent se décliner sur l’ensemble du territoire national qui est immense en l’Algérie. Il y a le thermalisme qui reste un produit très demandé en Algérie (notamment les seniors) au regard du bien–être et de la santé qu’il procure, le saharien très apprécié et qui permet le dépaysement total, l’éloignement des sources de stress des villes du Nord et le ressourcement dans un cadre féérique et le climatique surtout pendant la période hivernale.

Le tourisme domestique est un créneau à développer, mais il semble avoir du mal à décoller ? Partagez-vous cette analyse ?

Les dernières années, nous avons enregistré une évolution significative. Des fréquentations d’une clientèle nationale de plus en plus désireuse de découvrir les différentes régions du pays et la crise actuelle pourra être un élément qui favorise un retour vers le tourisme interne surtout si on garantit à la clientèle un minimum de services et de confort.

Les produits proposés s’adresse à toutes les bourses : on peut dire que nous arrivons à satisfaire la demande et même à les fidéliser sur la consommation des produits proposés.

Peut-on connaître le bilan de la saison estivale 2018 ?

Nous sommes fier d’annoncer que durant la saison estivale, plus de 17 000 clients ont été traité par l’ONATet concerne principalement les structures balnéaires telles que le l’hôtel Mazafran à Zéralda complétement rénové et d’autre installations hôtelières implantées sur le littoral tel que Mostaganem, Ain témouchent et Béjaia,

La presse et les médias en général, y compris la presse  électronique ont-ils un rôle à jouer, sont-ils des partenaires ou juste un accessoire de communication ?

Les médias ont un rôle indispensable à jouer dans la promotion du tourisme national, c’est à eux qu’incombe le rôle d’informer nos nationaux sur ce qui se fait dans le domaine du tourisme et des loisirs particulièrement la presse et les médias spécialisés dans le tourisme qui selon nous jouent un rôle exceptionnels dans ce domaine. Sincèrement et en toute objectivité, elle mérite d’être soutenue dans cette mission par les pouvoirs publics pour se développer davantage et occuper une place prépondérante dans le paysage médiatique national