Convention-cadre entre le HTT et l’hôtel Liberté

Dans le cadre de la promotion de l’action gouvernementale sectorielle conjointe et la création d’un espace des arts au niveau des structures hôtelières, une convention-cadre a été signée ce jeudi 11 février 2021 à Alger entre le groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme (HTT) et l’hôtel Liberté USTO/Oran. Mohamed Affane, propriétaire de l’hôtel, a eu l’idée de lancer un théâtre appelé «La Fourmi». Un pôle culturel d’excellence et indépendant, d’une capacité d’accueil de 120 places. Un espace ultra moderne et convivial.  

Pour le Groupe HTT, le tourisme et la culture constituent «un binôme exceptionnel, plein de promesses, de signes encourageants et surtout une chance supplémentaire pour promouvoir et protéger un patrimoine riche en formes et en couleurs de l’Algérie».  

En effet, à travers cette jonction, l’objectif n’est plus de visiter un simple hôtel : il s’agit de raconter une histoire, d’admirer une architecture séculaire, donner un sens au voyage, le nourrir de culture et d’images.  Pour toutes ses raisons, le groupe HTT a manifesté un intérêt extrême à construire un partenariat public-privé qui «favorise la prise en compte de la nécessité d’offrir des espaces d’arts et d’expression et de cultures aux talents qui vont contribuer au rayonnement culturel et du tourisme». La convention-cadre, signée entre le PDG du groupe HTT et le PDG de l’hôtel Liberté, regroupe sous le même chapiteau «l’art et le voyage». Elle favorise la promotion du tourisme culturel et c’est à titre gracieux que le PDG de l’hôtel Liberté propose des études d’aménagement d’espaces culturels au niveau des unités hôtelières du groupe. L’importance de la préservation du patrimoine se manifeste également dans son intention de créer un musée du thermalisme retraçant l’évolution des métiers de cette filière.

L’œuvre de Pouillon, un patrimoine à préserver

Dans le même cadre et dans l’esprit de conservation d’un patrimoine architectural commun, une démarche a été entreprise pour redonner vie aux œuvres hôtelières de Fernand Pouillon, un architecte d’exception qui a légué à l’Algérie un patrimoine singulier au niveau de 31 unités du groupe.  

Cette opération est lancée par le groupe depuis plus de deux ans et vise aussi la mise en évidence du potentiel architectural unique de ses unités et la mise en valeur de ce patrimoine multiculturel d’une grande richesse compositionnelle ayant constitué un label de référence dont le modèle est la ville méditerranéenne avec ses rues, ruelles, impasses, portes urbaines et placettes (complexe de Sidi Fredj, Tipasa la Corne d’Or et Tipasa Matarès). Des complexes touristiques sont situés dans le Sud algérien, tels que Touat (Adrar) et le Gourara (Timimoun), Antar (Béchar), M’zab (Ghardaïa) ou Tahat (Tamanrasset) avec une diversité étonnante.      

Deux établissements ont déjà fait l’objet d’un classement : l’hôtel El-Djazair (Alger) en collaboration avec le ministère de la culture et El mountazah Annaba en collaboration avec la wilaya de Annaba.  Les autres projets sont en cours de finalisation pour un classement total. Le groupe tend à édifier la maison Pouillon au niveau du complexe de Sidi-Fredj.