Coronavirus : Air Algérie impactée mais résiste plutôt bien

La compagnie nationale Air Algérie résiste plutôt bien aux conséquences désastreuses de la pandémie du coronavirus qui a paralysé le transport aérien au niveau mondial.

C’est du moins l’avis d’Amine Andaloussi, responsable de la communication de la compagnie, qui s’est exprimé dans un quotidien national. «Il est évident qu’on est impactés par la situation, mais jusque-là, sur la question des emplois nous résistons. La menace est surtout réelle pour les emplois indirects parce qu’il faut savoir que pour un emploi direct, ce sont 24 indirects qui gravitent autour. Ces derniers ont été malheureusement impactés directement dès les premiers jours», a-t-il expliqué ajoutant qu’en définitive, «quoi qu’il arrive, si des décisions doivent être prises, elles le seront avec l’implication du partenaire social et de la tutelle».   

Pour lui, Air Algérie n’est pas en manque de liquidités grâce, dit-il, « aux deux dernières années à plein régime que nous avons réalisées» il reconnait toutefois que la situation réelle n’est pas encore arrêtée du fait que l’audit n’est pas encore finalisé en raison, notamment, des remboursements de billets. 

A Air Algérie, on estime que malgré la lourdeur des charges fixes, la situation peut être gérée jusqu’en septembre.

Comme la plupart des transporteurs aériens, Air Algérie devra prendre son mal en patience jusqu’en 2024 pour rattraper ce qu’elle a perdu jusque-là à cause de la fermeture des frontières aériennes des pays qu’elle dessert. « En l’état actuel de la pandémie et des décisions prises un peu partout dans les pays avec lesquels nous avons des relations, nous espérons reprendre nos activités vers juillet-août», explique Amine Andaloussi pour, argue- t-il,  « limiter les pertes dues, entre autres, aux annulations des périodes de pointe que constituent la Omra et le début de la période estivale »

Le transport aérien connait la crise la plus profonde jamais traversée par cette industrie, mettant en danger 25 millions d’emplois dans le monde si les compagnies aériennes s’effondrent. La crise que traverse le secteur est bien plus grave et plus étendue que lors des attentats du 11 Septembre, l’épidémie de SRAS en 2002-2003 ou la crise financière mondiale de 2008. 

Au bout de la chaîne, il va avoir beaucoup d’acteurs qui vont souffrir et en premier lieu les constructeurs d’avions, de moteurs et d’équipements. En particulier, le fait d’avoir un surplus d’avions qui va durer dans le temps, va engendrer des annulations de commandes et des reports de livraisons. 

Ceci va impacter considérablement les constructeurs, dans un premier temps, leur cash flow car ils vont se trouver avec des queues blanches définitives (annulation) ou provisoires (report) et dans un deuxième temps leurs cadences de production et donc leurs revenus et leurs profits.