Coronavirus : Boeing sérieusement impacté

Après avoir annoncé, il y a trois semaines, un gel des embauches et des heures supplémentaires afin de préserver sa trésorerie, Boeing passe à une autre étape, celle des départs volontaires.

Boeing a présenté à ses salariés un plan de départs volontaires dans le but d’atténuer l’impact financier de la crise liée au nouveau coronavirus et a prévenu que les conséquences de cette pandémie sur le secteur aérien seraient durables.

En effet, le directeur général du groupe américain d’aéronautique et de défense, Dave Calhoun a écrit un message aux salariés dans lequel il informe les candidats qui souhaiteraient un départ volontaire recevraient des indemnités et bénéficieraient d’avantages sociaux « Nous évoluons en terrain inconnu. Nous prenons des mesures basées sur ce que nous savons aujourd’hui, Nous faisons également tout ce que nous pouvons pour assurer une continuité de services à nos clients, même si leur propre activité est réduite au strict minimum».

L’action Boeing cédait 0,18% en tout début de séance à Wall Street jeudi dernier alors que l’indice Dow Jones gagnait 0,37%.  Boeing, qui se présente lui-même comme le premier exportateur des Etats-Unis, emploie quelque 150 000 personnes à travers le monde, dont près de la moitié sont regroupées dans des usines dans la région de Seattle.

L’avionneur a déjà annoncé, il y a trois semaines, un gel des embauches et des heures supplémentaires, sauf dans certains secteurs critiques, afin de préserver sa trésorerie. La crise sanitaire en cours a aggravé la situation de Boeing, déjà en difficultés depuis l’interdiction de vol l’an dernier de son 737 MAX après deux accidents ayant causé la mort de 346 personnes en l’espace de cinq mois.  

Le constructeur a demandé mi-mars un plan d’aide de 60 milliards de dollars pour l’industrie aéronautique américaine afin que celle-ci puisse faire face à l’impact de l’épidémie de coronavirus.   Le Congrès pourrait parvenir à un accord sur un plan de relance et de sauvetage d’une valeur pouvant atteindre 2000 milliards de dollars pour répondre aux dégâts économiques massifs de la pandémie de coronavirus.