Coronavirus : l’ENTMV durement touchée

Le Groupe algérien de transport maritime (GATMA) a perdu 50 % de son chiffre d’affaires en raison de la crise provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus Covid-19.

Depuis que le gouvernement ait pris la décision de suspendre les dessertes maritimes de voyageurs, à la mi-mars, à l’effet de renforcer les mesures de prévention contre la propagation du Coronavirus (COVID-19), la suspension de l’activité de transport maritime de voyageurs a entraîné une perte de 50 % du chiffre d’affaires du Groupe GATMA. C’est ce qui a été affirmé par le directeur général du groupe M. Ghomri, dans un entretien accordé à l’APS. Il confirme qu’hormis  les deux traversées de rapatriement de ressortissants algériens, depuis l’Espagne vers Oran (450 personnes) et Marseille vers Alger (800 personnes), la flotte nationale de transport de voyageurs, composée de trois navires, est à l’arrêt.

Cette baisse, a-t-il noté, coïncide avec la saison estivale, soit « la saison haute », qui devait commencer en mois de mars, ce qui « accentue » les pertes pour l’ENTMV et le Groupe, néanmoins, «  il est prématuré d’établir un bilan exact et global, car les navires de marchandises au nombre de dix, continuent d’opérer normalement et d’ assurer normalement leurs activités dans l’import et l’export des marchandises de et vers l’Algérie et que cette activité est également incluse dans le chiffres d’affaire du Groupe » indique le responsable de GATMA.

Dans ce sillage, M. Ghomri a indiqué que l’activité de transport de fret a repris son cours normal car les opérateurs économiques et les armateurs, à travers le monde, tenaient à préserver leurs marchés et les emplois «  Dans ce genre d’activité, les risques de contamination et le contact humain sont réduits, car les navires sont chargés et déchargés à travers des moyens mécaniques. Les membres des équipages restent confinés à l’intérieur, sauf celui qui s’occupe des démarches administratives et qui se déplace avec des moyens de protection » 

M. Ghomri a fait savoir que les échanges de marchandises n’ont pas été impactées et le transport des produits industriels, comme l’acier, la quincaillerie, la pièce de rechange, les produits chimiques, se poursuit normalement à travers des navires algériens. « Mieux encore, le transport d’autres produits, comme les céréales, la poudre de lait et les produits pharmaceutiques, a enregistré une augmentation en cette période de crise sanitaire » souligne le 1er responsable du groupe algérien de transport maritime.