Coronavirus: Les activités touristiques affectées

La pandémie du coronavirus lance un véritable challenge au secteur du tourisme dans le monde mais aussi en Algérie. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a demandé à l’Algérie de lui fournir des statistiques précises pour voir quel est l’impact réel du virus sur le chiffre d’affaires.

Le secteur du tourisme est actuellement l’un des plus durement touchés par la flambée de COVID-19, avec des répercussions à la fois sur l’offre et sur la demande de voyages. Cela constitue un risque baissier supplémentaire dans le contexte d’une économie mondiale qui s’essouffle, de tensions géopolitiques, sociales et commerciales, et de résultats en demi-teinte dans les grands marchés émetteurs de voyages.

Au jour d’aujourd’hui, l’OMT estime que les arrivées de touristes internationaux dans le monde en 2020 pourraient être en baisse, de 1 % à 3 %, alors que l’on tablait début janvier 2020 sur une croissance comprise entre 3 % et 4 %. Cela pourrait donner un manque à gagner de 30 à 50 milliards d’USD, en termes de dépenses des visiteurs internationaux (recettes du tourisme international).  

Pour Senouci Lies, SG SNAV et général manger de l’agence Saphir tours, «il y avait une situation catastrophique depuis 2 ans sur le plan chiffre d’affaires : d’un côté, nous n’avons pas un tourisme réceptif, d’un autre côté, le secteur ne participe au PIB qu’à hauteur de 2 % or que les normes internationales sont entre 10 et 15 %, c’est pratiquement insignifiant chez nous». Il dira que «la  vocation malgré nous de toutes les agences de voyages est soit le outgoing (tourisme vers d’autres pays) ou l’aérien (ticketing) et le bonus c’était la Omra et le Hadj».

Il a fait récemment une déclaration pour interpeler les décideurs pour qu’ils trouvent des mécanismes pour les agences de voyages pour qu’ils ne payent pas les impôts, les cotisations de la CNAS et Casnos et même s’ils peuvent les aider à indemniser les employés pour ne pas les mettre au chômage et même les aider pour les loyers. Il s’est exprimé au nom de la SNAV.  

Cela s’est fait en Europe, notamment en France, en Allemagne et en Suisse.  Les décideurs ont deux missions : premièrement préserver la santé des citoyens (la survie) et deuxièmement sauver l’économie nationale une fois le virus maitrisé. Dans une économie en faillite, les entreprises auront du mal à remonter la pente. Il faut commencer par préserver les PME PMI qui sont les régulateurs de l’économie nationale.

L’OMT préconise d’apporter un appui financier et politique aux mesures de redressement ciblant le tourisme et de prévoir un appui au secteur dans le cadre plus large des plans et des interventions en faveur du redressement des économies touchées.

Les effets de la flambée de COVID-19 se feront sentir sur dans l’ensemble de la chaîne de valeur du tourisme. Le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, souligne en outre que « les petites et moyennes entreprises, qui représentent environ 80 % du secteur du tourisme, sont particulièrement exposées, mettant en jeu les moyens de subsistance de millions de personnes partout dans le monde, dont des populations vulnérables, qui dépendent du tourisme.»