Coronavirus : Un sacré coup au tourisme interne

Le tourisme en Algérie a pris un sale coup avec cette pandémie du Coronavirus qui paralyse tout un secteur. Rien n’est  épargné : hébergement, restauration, transport et loisirs. Aucune région ne semble avoir échappé à cette situation frôlant la catastrophe.

La décision de l’Algérie d’interrompre temporairement les liaisons aériennes en provenance ou à destination de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie paralyse par ailleurs le territoire national, y compris en interne où les déplacements sont impossibles. Le confinement est devenu le maître mot et la réalité de tout Algérien qui cherche à s’occuper en évitant les grandes foules et les lieux publics. 

L’impact économique de cette crise est encore difficile à évaluer mais pour beaucoup de voyagistes et d’hôteliers,  les pertes, en termes de chiffres d’affaires et d’emplois, sont incalculables.

Mr Senouci Lies, SG SNAV et général manager de l’agence Saphir tours, avait déclaré à la presse qu’il ne s’agit pas uniquement de pertes financières. Il pense en fait que la situation de crise risque de se prolonger au-delà de ces deux mois. « Le mouvement de voyage est presque à l’arrêt et le secteur aérien vit cette situation comme une malédiction » affirme-t-il De son coté, Mohamed Bourad, ex-cadre du tourisme du tourisme en Algérie, fait une  analyse plus alarmante sur la situation actuelle « Les voyagistes spécialistes de la Omra ont été les premiers à subir les contrecoups de cette épidémie avec la fermeture des lieux saints de l’Islam, décidé par l’Arabie Saoudite, ce qui a obligé les pèlerins algérien (ils sont 50 000 par mois)  à rester à la maison ou à différer ce rituel religieux. D’autres agences de voyage, baissé le rideau, ou se sont mises en mode veille pour passer au télétravail et garder le contact avec leur clientèle, qui pour une bonne moitié, est bloquée dans les aéroports de Dubaï, de Thaïlande, des Maldives ou de Turquie. Aussi, le Sahara, traditionnel pourvoyeurs d’amoureux de dunes, de méharées, d’oasis et de gravures rupestres, est un devenu un vrai désert et paie un lourd tribut à l’arrêt de toutes activités touristiques» souligne-t-il.