La Bataille en plein ciel

Malgré l’incertitude économique et le durcissement des politiques voyages, les compagnies aériennes continuent de soigner leurs classes VIP et de proposer un service de plus en plus personnalisé.

La Première classe reste un enjeu d’image et de pouvoir. Toutes les grandes compagnies d’Asie et du Moyen-Orient en ont également doté leur flotte et offrent un service exclusif et un confort digne des Mille et Une Nuits. Dans son A380, Emirates a été le premier à proposer une douche à bord. Singapore Airlines a créé une nouvelle classe, des «suites» qui disposent de leurs propres portes coulissantes, d’un lit indépendant et d’une chaise longue. Qatar Airways propose des habitacles et des services toujours plus luxueux.

Le confort et l’hospitalité

En voyageant en première classe (Alger-Istanbul-Alger), les passagères hautes contributions apprécient le confort et l’hospitalité du «made in turkish». C’est une question d’image et de prestige pour la compagnie. Le taux de réservation sur ces sièges est excellent, et les clients bénéficient d’un service et d’une attention exclusifs. La classe affaire est un produit premium pour les passagers qui exigent un bon confort pendant le voyage. Le marché à haute contribution (classe affaires et première classe) est incontournable. Non seulement il apporte le bénéfice, mais aussi il rassure l’image de la compagnie. Si le confort offert au passager reste un souci légitime du transporteur, il est toutefois supplanté par la volonté d’optimiser la recette générée par un avion.

Sur les vols internationaux, le service de restauration à bord de la classe Business varie en fonction de l’heure de départ et de la durée du vol. Sur tous les vols internationaux, les passagers sont accueillis avec un rafraîchissement servi juste avant le départ. Les plats du menu en constante évolution sont préparés avec des ingrédients frais de grande qualité et servis sur des assiettes en porcelaine aux lignes élégantes. En plus du service de repas et de petit-déjeuner chaud/froid, ils peuvent également profiter d’un service d’en-cas sur certains vols. La saveur exceptionnelle de son service de restauration internationale en classe Business prend racine dans la passion de ses chefs cuisiniers à bord. En préparant ses repas dans des cuisines en vol, la nourriture est aussi fraiche que possible lorsqu’elle arrive dans les assiettes.

Le luxe en valeur ajouté

Maya Zouggar, country manager d’Emirates Algérie, a déclaré récemment : «Lorsque vous voyagez avec Emirates, l’expérience n’est jamais ordinaire. Notre philosophie est de proposer quelque chose de différent, de meilleur. C’est pourquoi nous avons installé des douches et des bars-salons à bord pour rendre ce voyage aussi confortable et mémorable que possible.» Les nouvelles suites d’Emirates portent le luxe et l’intimité à un degré inédit avec des portes coulissantes du sol au plafond. Disposées en configuration 1-1-1, chacune de ces vastes suites privées offre un espace totalement privatif de près de 4 mètres carrés. Afin que tous les clients de Première Classe aient une vue sur l’extérieur, Emirates inaugure les premiers «hublots virtuels» pour les suites situées au niveau de l’allée. Ces fenêtres plus vraies que nature présentent la vue de l’extérieur, projetée par une technologie de captation en temps réel, une première pour une compagnie aérienne. Dans les autres suites, des jumelles sont mises à la disposition des clients qui voudraient explorer le ciel par leur hublot. Pour amplifier l’expérience du passager sur ice, le système de divertissement en vol primé d’Emirates, la compagnie aérienne déploie en Première de nouveaux casques d’écoute E1 de Bowers & Wilkins. Ces écouteurs créés exclusivement pour Emirates à l’aide d’une technologie unique de suppression du bruit hybride optimisée, là encore pour les cabines Emirates First Class. Les écouteurs sont légers et fabriqués avec les meilleurs matériaux, y compris l’aluminium et le cuir de mouton pour un ajustement confortable. Emirates poursuit son partenariat de longue date avec Bulgari pour les dernières conceptions des sacs exclusifs de la compagnie. Le nouvel ensemble de produits de Première et de classe Affaires comprend le parfum Bulgari – Eau Parfumée Au Thé Vert – et contient des produits de première nécessité pour garder les clients au frais et se faire dorloter tout au long du vol.  

Une clientèle rentable pour les compagnies 

Les compagnies aériennes estiment que les prévisions de trafic pourraient atteindre les 7 milliards de passagers à l’horizon 2034. Les chiffres de l’Association internationale du transport aérien (IATA) incitent les compagnies à faire toujours plus d’efforts pour séduire de nouveaux passagers et, surtout, remplir les classes de prestige (affaires et première). Si les passagers de classe affaires ne représentent que de 7 à 10 % des clients, ils génèrent entre 25 et 30 % des revenus des transporteurs aériens, surtout sur les long-courriers.  Elles n’hésitent pas à soigner leurs passagers afin de conserver cette clientèle rentable : véritables sièges-lits qui rivalisent de confort, chefs internationalement réputés qui concoctent les cartes des repas servis à bord, sommeliers de haut vol qui sélectionnent les plus grands crus, sans oublier les technologies de divertissement et de communication en vol, de plus en plus diversifiées. Un investissement d’autant plus important pour les compagnies aériennes qu’ici rien n’est pérenne : la durée de vie d’un bon siège en business n’est que de sept ans et il est impératif de renouveler régulièrement les offres pour rester compétitif dans les catégories premium. Pour convaincre particuliers et entreprises de payer un billet jusqu’à 40 % plus cher, le service est donc un élément primordial. Si le confort offert au passager reste un souci légitime des transporteurs, il est toutefois supplanté par la volonté d’optimiser la recette générée par un avion. La stratégie n’est pas de multiplier le nombre de sièges et de les remplir, mais de découper finement la cabine en classes de confort et de tarifs pour maximiser le bilan financier. Le paramètre majeur est bien entendu le prix que le client est prêt à payer pour voyager dans une classe donnée, corrigé par les offres de la concurrence.