La conquête du tourisme saharien

Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a exhorté les jeunes à investir dans le domaine du tourisme, notamment le tourisme saharien, au regard de sa richesse et de sa diversité.

Intervenant lors des travaux du séminaire national sur le rôle du tourisme saharien dans la promotion des activités touristiques, tenu à Alger sous le slogan  “l’Algérie du tourisme, des atouts uniques et des choix multiples“, le représentant du gouvernement a mis en avant les facilitations accordées par le secteur pour l’accompagnement des investisseurs privés, notamment pour l’obtention des crédits bancaires et le foncier pour la réalisation des projets touristiques dans la région du Sud et des Hauts-Plateaux, appelant les jeunes à bénéficier de ces facilitations. Le tourisme saharien est “un tourisme durable par excellence“, a-t-il mis en exergue devant l’assistance, avant de mettre en valeur les atouts uniques et diversifiés dans ce domaine, ce qui érige, a-t-il dit, l’Algérie en une destination touristique par excellence. 

Cependant, les experts notent que si on veut faire décoller le secteur du tourisme, il faut des produits à commercialiser (Branding et packaging), quand l’Algérie va au niveau des marchés extérieurs, on ne va pas dire aux visiteurs des salons par exemple j’ai un potentiel, mais plutôt j’ai un produit qui coûte tant, avec la durée de ce séjour. C’est là le concret. Le reste, ce ne sont que des promesses semées aux quatre vents.    
Rappelant les réalisations accomplies par l’Algérie dans le domaine du tourisme depuis l’adoption, en 2008, du Schéma directeur d’aménagement  touristique (SDAT), Benmessaoud a insisté sur l’importance de  “concrétiser les recommandations issues des Assises nationale du tourisme tenues en janvier dernier, pour développer le tourisme durable, notamment dans le Sud”
Par ailleurs, le ministre a mis l’accent sur “la consolidation de la coopération avec l’ensemble des acteurs et secteurs concernés, à travers leur contribution dans l’activité touristique et dans toutes les rencontres de concertation”, soulignant “l’importance d’associer les startups dans l’utilisation intensive des Technologies de l’Information et de la communication (TIC) et des réseaux sociaux, en vue de faire connaître la destination Algérie”. Il faut être plus actif et plus visible en investissant tous les supports de communication. De très nombreux établissements ont un site peu persuasif qui n’est pas équipé d’un moteur de réservation.  

Le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme alternatif qui mettent au centre du voyage l’homme et la rencontre et qui s’inscrivent dans une logique de développement des territoires. L’implication des populations locales dans différentes phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature et une répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ce type de tourisme.

 « le sujet du tourisme solidaire est considéré comme une nouvelle formule pour les voyages”, a précisé le ministre, avant de rappeler les facilitations accordées par son secteur au titre des accords conclus entre les œuvres sociales et les propriétaires des hôtels et des véhicules de tourisme, dans l’objectif de fournir des tarifs compétitifs au profit des citoyens.

Ministre plaide pour la décentralisation du secteur

Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a plaidé pour la décentralisation du secteur, notamment en ce qui concerne l’octroi d’autorisations d’exploitation, le classement d’établissements hôteliers et l’allègement des procédures administratives relatives à l’activité touristique. Le ministre a précisé que ses services « s’emploient à la consécration de la décentralisation​ dans la gestion des différentes activités hôtelières et artisanales à travers la prise d’une série de mesures. Il s’agit, entre autres, de confier au wali territorialement compétent les missions d’octroi d’autorisations d’exploitation, de classement de structures hôtelières et de sélection de leurs gérants sur proposition du directeur local du Tourisme ». Ces mesures, ajoute le ministre, comportent également  « l’adoption des critères de classement des structures touristiques conformément aux standards internationaux, rappelant qu'”elles n’ont pas été mises à jour depuis 18 ans en dépit des avancées que connait l’hôtellerie internationale ».  Benmessoud a insisté, dans ce sens, sur l’importance d’intégrer de nouveaux services répondant aux besoins des clients”.  
A cette occasion, le ministre a mis l’accent sur l’allégement des procédures administratives à travers l’unification des dossiers relatifs à l’octroi d’autorisations d’exploitation, le classement et la sélection des gérants des structures hôtelières, saluant  «  les démarches entreprises à cet effet, visant la mise à jour et la révision de l’arsenal juridique ». Ces mesures tendent principalement à améliorer le service public et réduire la pression. Pour ce qui est du secteur du tourisme, le plan d’action du Gouvernement repose essentiellement sur la promotion de l’investissement à travers « la réhabilitation des régions d’expansion touristique et le maintien d’avantages offerts aux investisseurs”, outre “la modernisation du parc hôtelier et l’accompagnement des opérateurs pour la promotion de la destination Algérie en renforçant la capacité d’accueil actuelle », a-t-il ajouté. « Ce plan accorde une importance majeure à la mobilisation du foncier touristique à travers une opération d’assainissement et de réorganisation des régions d’expansion dans le cadre de la mise en œuvre des plans directoires de l’aménagement touristique” a fait savoir le ministre.