La TVA des activités touristiques maintenue à 9 %

Un amendement relatif à la prolongation de l’application de la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) concernant les activités touristiques à 9%, de deux années supplémentaires, au lieu de son annulation comme stipulé dans l’article 34 du projet de loi proposé par le gouvernement, a été approuvé par la commission des finances de l’assemblée populaire nationale. 

Une bouffée d’oxygène pour les professionnels du secteur, surtout à la veille de la saison estivale, qui a subit de plein fouet les effets de la pandémie du coronavirus en Algérie. Les effets se sont fait sentir notamment en hôtellerie (publique et privée), restauration, loisirs, divertissement et transport (notamment Air Algérie) au Nord comme au Sud du pays. Les professionnels espèrent plus d’engagements des pouvoirs publics dans un secteur annoncé dans le discours présidentiel comme «prometteur, créateur d’emplois et de croissance».  

Les députés membres de la Commission des Finances et du Budget ont déjà évoqué la proposition de hausse du taux de la TVA à 19% pour les restaurants et hôtels classés, exprimant leur appréhension que cette mesure soit «contraire à la politique de promotion du secteur du tourisme national».   

Il faut signaler que d’autres types d’impôts continuent à être supportés par les hôteliers : une taxe de 1% sur le chiffre d’affaires pour la promotion touristique, une taxe de séjour en fonction du classement de l’hôtel et une taxe de 2% sur le chiffre d’affaire (TAP). 

Toutes ces taxes ne font qu’augmenter les tarifs de ventes des séjours qui impacteront directement le client et rendent le produit algérien définitivement «non compétitif» en comparaison des offres des autres destinations internationales.       

La FNAT avait proposé dans une correspondance, datée du 15 avril 2010, signé par son SG, Nadjah Boudjelloua, «d’étudier de toute urgence des mesures de soutien spécifiques à la filière du voyage en Algérie et ce, dans le cadre des consultations sectorielles».