Le couscous admis au patrimoine immatériel de l’Unesco

La production et à la consommation du couscous, sa saveur et son savoir-faire viennent d’être inscrits sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. 

Cette nouvelle inscription reconnaît la valeur du couscous et des savoirs, pratiques et savoir-faire qui l’entourent. Elle incarne également la coopération culturelle entre 4 pays qui ont ce patrimoine en commun (Algérie, Mauritanie, Maroc et Tunisie). Cette inscription témoigne des efforts particuliers menés par l’UNESCO pour encourager les inscriptions multinationales, afin de rapprocher des peuples et des cultures.  

L’inscription des « savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » est le résultat d’une candidature conjointe de l’Algérie, de la Mauritanie, du Maroc et de la Tunisie. Cette inscription commune d’un patrimoine partagé illustre combien le patrimoine culturel immatériel peut être un sujet sur lequel les États se retrouvent et coopèrent. C’est d’ailleurs le sens de l’action de l’UNESCO : jeter des ponts entre les peuples, les rapprocher à travers des pratiques et des savoirs qu’ils ont en commun.   

Le couscous est un plat qui jalonne la vie des populations de ces quatre pays, et bien au-delà : il n’y a pas un mariage, une fête ou une réunion familiale sans couscous. C’est donc à la fois un plat de l’ordinaire et de l’exceptionnel, associé tant aux joies qu’aux peines, consommé tant chez soi qu’en dehors, dans les « zaouïas » par exemple (lieux de cultes traditionnels) ou même en plein air à l’occasion d’offrandes et d’échanges de dons.

Lors de la cérémonie officielle retransmise sur le site web de l’Unesco, les représentants des quatre pays ont dit tour à tour leur « joie » et leur « fierté » pour cette reconnaissance gastronomique et culturelle. 

En Algérie, «il y a autant de sortes de couscous que de familles », souligne le chef algérien Rabah Ourrad. Lui-même n’a pas appris sa recette « dans une école de cuisine », mais au fil de « dizaines d’années d’observation de la maman, des sœurs et de toutes les femmes nord-africaines qui sont expertes » du sujet, explique-t-il.

Appelé selon les régions « seksou » « kousksi », le mot « couscous » est issus de la transcription latine des termes berbères « seksu » « kuseksi » et « kseksu». Certaines populations du Sahara l’appellent « ucu » (nourriture) en langue amazighe). Cette classification est une bonne nouvelle pour relancer notre tourisme. 

Il n’est que très rarement la motivation première d’un séjour, mais le tourisme gastronomique peut booster une destination. 

En effet, c’est le moyen de manger ailleurs la nourriture des autres à travers laquelle on peut découvrir les plats propres à une région, son histoire, son savoir-faire ainsi que les talents et l’ingéniosité de ses artisans.