Les premières orientations d’Abdelkader Benmessaoud

Lors de sa première sortie médiatique à l’hôtel El-Djazair (Alger), Abdelkader Benmessaoud, ministre du tourisme et de l’artisanat, a souligné devant les cadres de son secteur que le tourisme est important et sensible et le gouvernement fonde de grandes ambitions pour qu’il puisse contribuer à la relance de l’économie nationale. Il a notamment insisté pour dire que le nouveau modèle économique adopté par le gouvernement met « Le tourisme parmi les secteurs stratégiques aux côtés de l’agriculture, l’industrie et les TIC pour dynamiser l’économie hors hydrocarbure dans le cadre d’un développement durable »

Cependant, il dira qu’il est primordial de transformer les potentialités de notre pays en produits touristiques compétitifs car on vend les produits pas les potentiels.

Il s’agit d’adopter une nouvelle méthodologie, moderniser le secteur par la généralisation des TIC dans l’administration et les services ainsi que la numérisation en axant sur les techniques modernes de vente.

Cela aura pour effet de rapprocher l’administration du citoyen et aller vers la décentralisation de la décision.

L’urgence aussi est d’encourager l’investissement des opérateurs privés.

Le ministre a reconnu l’échec de la dynamisation du secteur appelant les directeurs de tourisme des 48 wilayas à plus de  « rigueur dans le suivi des projets », leur exigeant un « bilan périodique qui doit être positif avec des indicateurs palpables ».

Il répète : « je veux voir des responsables dynamiques mais surtout efficaces. Le premier chantier, assimilé à un devoir national, consiste à réhabiliter le tourisme domestique et changer de méthode de gestion ».

Visiblement, le ministre ne veut pas verser dans les effets d’annonces qui ne font qu’accentuer le retard. Il ne veut pas colmater les brèches mais construire une destination sur du solide. Il dira à ses cadres que  « Le premier test sera la réussite de la saison estivale. Je ne veux pas d’une saison ordinaire mais extraordinaire. Vous vous êtes habitué au copier-coller dans vos rapports, je ne veux pas des comptes rendus simplement pour être lus et archivés. Il faut influencer et être influencé » En d’autre terme, « il faut travailler car très peu nous ont donné leur bilan réel de la saison estivale ».

La déclaration a son importance venant du premier responsable du secteur qui a déjà exercé  de hautes fonctions dans plusieurs wilayas.

La relance exige aussi la nécessité de conjuguer tous les efforts.

A travers cette sortie médiatique, le ministre donne l’impression que l’époque de la gestion anarchique et des non-sanctions est terminée. Il met les cadres face à leurs responsabilités.