Nouvel aéroport international : Un grand acquis pour le transport aérien

D’une capacité de 10 millions de passagers/an, la nouvelle aérogare de l’Aéroport international d’Alger s’étend sur une superficie de 200.000 m2. Elle constitue un grand acquis pour le secteur du transport aérien.

La nouvelle aérogare de l’Aéroport international d’Alger a été réalisée par la société chinoise  China state construction engineering corporation (CSCEC).  Selon les prévisions de la SGSIA, les capacités d’accueil devraient être saturées en 2032, soit quatre ans après le lancement des travaux d’une autre aérogare en 2028.  La nouvelle aérogare de l’aéroport d’Alger qui s’étend sur une superficie de 200.000 m2, est dotée de 120 banques d’enregistrement, 12 tapis bagages, 54 ascenseurs, 37 escaliers mécaniques, 9 tapis roulants et 21 passerelles.  Elle comprend également 42 postes de stationnement pour avions, 2 postes stations pour avion gros-porteurs A380 et 16 groupes électrogènes, qui se déclenchent automatiquement en cas de coupure électrique, ainsi que des dizaines de locaux commerciaux et de services, un grand carrousel  sophistiqué de tri de bagages, outre un parking de 4.200 places avec un   système de paiement par caisse automatique.

« Cette aérogare fonctionne avec un effectif global de 500 employés » affirme M. Tahar Allache, directeur général de la Société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires d’Alger (SGSIA), lors de l’inauguration de l’aéroport  précisant que 94 formations spécialisées sur site, dans les différents domaines d’intervention, avaient été organisées par la SGSIA durant l’année passée pour assurer un service de haute qualité

« A la faveur des équipements et systèmes performants utilisés, la durée de traitement des passagers et de leurs bagages sera sensiblement” réduite, la SGSIA a  également acquis six scanners détecteurs d’explosifs de nouvelle génération, d’une capacité de 1.800   bagages/heure pour chaque scanner. Leur coût est estimé à 9 millions d’euros, ce nouveau type de scanner sera obligatoire en 2020 pour tous les aéroports internationaux » ajoute-t-il   

En outre, la nouvelle aérogare est dotée de détecteurs de nucléaire et de radioactivité, une nouveauté pour une infrastructure aéroportuaire algérienne.

Air Algérie en premier

Air Algérie a été  la première compagnie aérienne à exploiter la nouvelle aérogare, alors que les autres compagnies ont rejoint cette infrastructure progressivement  « La mise en exploitation de cette nouvelle infrastructure ouvre la possibilité pour les compagnies aériennes de créer leur plate-forme de correspondances (Hub) », avance le directeur général qui évoque le aussi le volet financement « Le financement de ce projet a été assuré par un crédit bancaire à hauteur de 62 milliards de dinars ainsi que des fonds propres de la SGSIA d’un montant de 12 milliards de dinars, soit un total de 74 milliards de dinars.  Le remboursement du crédit bancaire qui s’étale sur 13 ans, en 2022.  Toutefois, la société a dû payer 12 milliards supplémentaires à cause de la dévaluation de la monnaie nationale »    

Une nouvelle configuration

Après l’inauguration de la nouvelle aérogare, l’actuel aéroport international sera dédié, aux vols domestiques et vers le Golfe, alors que l’aéroport national sera consacré aux vols du pèlerinage (Hadj et Omra).  Quant à l’aérogare actuelle Hadj et Omra, elle sera détruite complètement et fera partie de l’assiette foncière qui accueillera, avec les terrains situés au Sud de l’aéroport, une autre aérogare dont les travaux seront lancés en 2028, « Nous allons procéder avec l’ouverture de la nouvelle aérogare à la réaffectation du trafic aérien en regroupant les destinations afin de fidéliser les passagers » assure le directeur « La mise en exploitation de la nouvelle aérogare sera également l’occasion  d’entamer des opérations de rénovation de l’actuel aéroport international  et qui  n’auront aucun impact sur le programme de vols » ajoute-t-il  avant de conclure « Avec l’entrée en service de la nouvelle aérogare, le chiffre d’affaire, estimé à 9 milliards de dinars en 2018, devrait augmenter de près de 5%,