Vers la protection des produits traditionnels

Le ministère du tourisme, de l’artisanat et du travail amilial s’est attelé à la protection les produits traditionnels, la dinanderie constantinoise, la porcelaine de Bider (Tlemcen) et le tapis de Ghardaïa pour leur donner des marques collectives.

Les cahiers des charges concernant la protection de la dinanderie constantinoise et de la porcelaine de Bider sont à leurs étapes finales, alors qu’une troisième opération a été enregistrée, cette année, concernant la préparation du cahier des charges pour la protection du tapis de Ghardaïa. L’opération de protection de ces produits suit son cours tenant compte de la matière   première jusqu’au produit fini. Cette démarche est effectuée en collaboration avec l’institut national algérien de la propriété industrielle et l’institut algérien de normalisation, ainsi qu’avec des experts étrangers, dans le cadre du jumelage entre l’Algérie et l’Union Européenne, en coordination avec le bureau d’Algérie de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle.     

La protection des produits de l’artisanat permettra de donner des marques collectives au nom de l’artisanat algérien comme garantie de l’Etat sous le nom de «cuivre de Constantine», «porcelaine de Bider» et «tapis de Ghardaïa», pour les protéger sur les plans interne et international. 

Concernant l’estampillage des tapis, le ministère de tutelle a entamé cette opération depuis une dizaine d’années, sachant qu’il existe quatre centres d’estampillage de tapis au niveau   national, à Tipaza, Tlemcen, Ghardaïa et Tebessa, avec l’enregistrement  d’un cinquième centre à Tizi-Ouzou, wilaya réputée pour le tapis d’Ath Hichem.   

L’artisanat contribue activement à donner un nouveau souffle à la dynamique de développement de la ville de Constantine. Il y a un lien très fort entre le tourisme et l’artisanat surtout pour ceux qui optent pour le tourisme culturel qui découvrent une destination à travers ses traditions et ses objets traditionnels. Pièce unique par ses couleurs comme par ses motifs, le tapis de Ghardaïa raconte beaucoup sur l’identité culturelle, sociale et historique de la vallée du M’zab.